Le canal de Panama

Le canal de Panama a rapporté plus de 8,5 milliards de dollars (6,3 milliards d’euros) à l’État panaméen depuis que le pays a récupéré sa gestion en 1999 auprès des États-Unis, a indiqué son administration. L’Autorité du canal de Panama (ACP) a contribué aux finances publiques panaméennes à hauteur de 981,8 millions de dollars. En quatorze ans de gestion panaméenne, le gouvernement de Panama a ainsi perçu plus que ce qu’il avait pu engranger en 85 ans de gestion par les États-Unis. Sur les 981,8 millions de dollars perçus au cours du dernier exercice, 610 millions sont issus de la gestion opérationnelle du canal, 369 millions de commissions que l’ACP verse à l’État en fonction du tonnage qui transite par le canal, et 2 millions en paiement de services. Environ 5 % du commerce mondial transite par cette voie entre océans Atlantique et Pacifique, qui fêtera son centenaire en 2014 et fait l’objet actuellement de pharaoniques travaux d’élargissement visant à permettre le passage de navires transportant jusqu’à 12.000 conteneurs, le triple de la charge actuelle.

Le canal, pilier de l’économie du Panama: Le canal de Panama et son conglomérat logistique sont devenus le pilier de l’économie dynamique de ce petit pays d’Amérique centrale. 

Le centre contribuera à renforcer la capacité des gouvernements et des organismes internationaux à répondre efficacement aux catastrophes naturelles et aux autres situations qui nécessitent une aide humanitaire en Amérique latine et dans les Caraïbes. Il s’agit d’un espace où le personnel, les agences et les institutions humanitaires ainsi que les organisations nationales et internationales pourront se réunir et travailler à l’amélioration de la résilience de la région.

Situé à l’aéroport international Panama Pacifico, le centre est un modèle d’intégration des normes internationales de conception et de construction durables, et notamment des meilleures pratiques en matière d’environnement

Le mot « logistique » désigne l’ensemble des moyens et méthodes nécessaires à l’organisation d’un service, notamment ceux liés à la distribution des marchandises. Il représente donc un lien entre les centres de production et les centres de consommation.

Dans un monde globalisé comme celui dans lequel nous vivons, la distance entre les deux destinations est généralement abyssale. Ainsi, un Panaméen peut recevoir un produit fabriqué aux antipodes en quelques jours seulement et cela est sans doute dû à la bonne organisation logistique mondiale.

Une grande partie de la responsabilité de ce développement mondial incombe au commerce électronique, qui, sur le seul marché latino-américain, a déjà déplacé 66,7 milliards de dollars au cours de l’année dernière.

En ce sens, le Panama prépare un saut de niveau avec la mise en place d’un guichet unique national qui rassemble en une seule plate-forme toutes les informations relatives aux douanes, aux ports et au commerce extérieur, entre autres.

Les nouvelles technologies

Comme prévu, les nouvelles technologies joueront un rôle clé dans le développement optimal de ce système, ainsi que dans l’automatisation des processus logistiques ou dans la chaîne d’approvisionnement. De même, la transformation numérique s’étend également aux grands ports internationaux, qui sont la clé du concept actuel de transport intermodal de marchandises. L’identification par radiofréquence (RFID), le prélèvement vocal ou le S

Le Panama s’est consolidé comme le plus grand représentant de la logistique portuaire en Amérique latine et le cinquième au niveau mondial, principalement en raison des investissements importants dans les infrastructures réalisés ces dernières années.

L’année dernière, la Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes (CEPALC) a classé le port de Colon (2ème) et le port de Balboa (3ème) comme deux des ports les plus importants de la région, avec près de 3 000 000 d’EVP transportés par chacun.

En outre, le canal de Panama s’est révélé être un moteur important du développement maritime national en agissant comme une « plate-forme » portuaire, un système clé dans le secteur de la logistique. Depuis l’inauguration de son extension le 26 juin 2016, plus de 1 500 navires y ont transité. Il convient de rappeler que le porte-conteneurs CMA CGM Theodore Roosevelt a récemment établi un nouveau record, transportant 14 414 EVP par le canal, un record mondial qui reflète l’importance de cette grande infrastructure.

Le chemin de fer du canal de Panama.

Ici, le chemin de fer du canal de Panama, qui assure un service de transport ferroviaire entre les villes de Panama et de Colon et sert de ferry pour les conteneurs en provenance des ports de l’océan Atlantique et de l’océan Pacifique, prend une importance capitale. Rappelons que dans le cas de l’Amérique latine, les prévisions de croissance du chemin de fer atteignent 57 milliards d’euros pour le transport de marchandises, raison pour laquelle il sera un élément clé pour le secteur.

De même, le Panama possède l’un des principaux aéroports de la région, Tocumen International, dont la nouvelle zone de fret fera l’objet d’un appel d’offres en janvier 2018 et qui, avec un investissement d’environ 12 millions de dollars, devrait devenir la plate-forme aérienne de référence pour la logistique en Amérique latine.

De même et enfin, le Panama a créé des zones économiques spéciales pour ses entreprises, telles que la zone Panama Pacifico et la zone franche de Colon, consacrées à la distribution des marchandises et à la promotion des activités de haute technologie, qui tirent parti de la grande connectivité des transports en faveur de leurs activités commerciales.

Le secteur de la logistique et des transports est la principale activité de l’économie panaméenne et représentait en 2015 18 % du PIB, selon la Banque interaméricaine de développement (BID). La preuve en est qu’au cours des cinq dernières années, ce secteur a présenté une croissance de 8,9 annuel.