L’entretien des routes est essentiel pour la mobilité de la population, car il permet de se rendre en toute sécurité en tout point du territoire. En raison de l’importance que revêtent les routes dans le développement de la vie des citoyens d’un pays, leur construction a toujours été l’un des principaux atouts auxquels les États ont accordé un intérêt accru, au même titre que d’autres tels que les écoles, les hôpitaux ou l’approvisionnement en eau.

Pourquoi entretenir les routes?

Les infrastructures routières sont essentielles à la performance de toutes les économies nationales en apportant de nombreux avantages socio-économiques. Leur entretien est indispensable pour préserver et exploiter ces bénéfices. L’importance de l’entretien doit être reconnue à sa juste valeur par les décideurs, et il doit être correctement financé et géré pour être pleinement rentable. Un niveau d’investissement inapproprié ou une mauvaise gestion du réseau routier auront des conséquences graves sur l’économie et la prospérité du pays.
Le présent rapport démontre l’importance de l’entretien routier en présentant des éléments probants rassemblés à travers le monde.

L’emploi de géogrilles de renforcement ou membranes armées peut limiter le nombre d’interventions sur une chaussée dans le temps, ainsi que les dépenses qui lui sont propres.

L’utilisation de ces solutions vise en effet à optimiser le vieillissement de son patrimoine routier. Plusieurs éléments peuvent être à l’origine d’un besoin de renforcement à l’aide de géogrilles. En voici quelques exemples :

Augmentation du trafic ou requalification de la chaussée à une classe de trafic supérieure;

Fissuration des enrobés;

Sollicitations spécifiques mettant en péril la pérennité de la structure existante (ex: efforts tangentiels);

Singularités dans la structure routière (dalle de transition, chambre de visite, …)

Tous ces facteurs associés au vieillissement des chaussées se doivent d’être traités à temps, sans quoi les conséquences seront d’autant plus importantes, tant sur le plan économique que sur la plan écologique. Dans ce contexte, la société Texum s’inscrit dans une démarche de conseil afin d’offrir à chaque interlocuteur la solution adaptée à ses besoins, avec un objectif simple :

Avant d’investir de l’argent dans de nouvelles infrastructures, il est essentiel d’étudier l’état de celles qui sont déjà construites et de prendre les mesures nécessaires à leur réparation. Dans le cas des routes, en outre, une mauvaise situation du revêtement peut avoir une influence importante sur l’augmentation des accidents de la circulation.

Pour cette raison, il est indispensable que les administrations réalisent les études correspondantes pour vérifier l’état et appliquer les tâches d’entretien nécessaires pour le résoudre.

Conseils pour une meilleure conservation des routes

Comme nous l’avons vu précédemment, un bon fonctionnement du réseau routier d’un pays est essentiel pour son développement. Pour cette raison, nous avons quelques conseils pour effectuer une bonne préservation des routes : disposer de ressources suffisantes et constantes dans le temps.

Les travaux de conservation des routes doivent être périodiques pour assurer leur bon fonctionnement en raison de la nécessité de garantir la sécurité des usagers. Il est donc essentiel d’accorder une priorité maximale à l’entretien de ces infrastructures, et par conséquent, des ressources économiques suffisantes doivent être disponibles pour mener à bien ces tâches, et surtout, elles doivent être continues dans le temps.

Il ne sert à rien d’investir des sommes importantes dans le renouvellement du revêtement routier si son état n’est pas contrôlé au cours des années suivantes. Il serait donc souhaitable d’allouer environ 2 % de la valeur patrimoniale du réseau routier à préserver, car on estime que c’est l’investissement nécessaire à une bonne conservation.

Bonne planification et bonne gestion

Comme indiqué au point précédent, une fois qu’il y a suffisamment de fonds pour effectuer les travaux de conservation des routes, il est essentiel d’avoir une bonne planification pour mener à bien les tâches. Dans celui-ci, les travaux à effectuer, les délais d’exécution et le montant des éléments correspondants doivent être déterminés avec précision, et la planification peut être à moyen ou long terme.

À titre d’exemple de gestion, nous avons les plans directeurs, qui sont ceux dans lesquels, outre la conservation, sont incluses d’autres actions et qui couvrent généralement des périodes de plus de cinq ans. Certaines des activités à développer dans le cadre de ces projets sont les suivantes:

Entretien et assistance routière : il s’agit de tâches de routine qui se répètent chaque année, comme les travaux de surveillance et de nettoyage.

Entretien périodique : il est effectué lorsque la route l’exige, par exemple lors de la pose de nouvelles couches de revêtement.

Réhabilitation : il s’agit de la reconstruction partielle ou totale du soutien structurel des éléments. Par conséquent, la création d’un bon plan pour effectuer la gestion et la planification des tâches de conservation des routes est essentielle.

En Espagne, par exemple, nous trouvons une structure qui va du ministre du développement, en tant que responsable maximum, à l’unité provinciale des routes. Dans le passé, la préservation du réseau routier était assurée par l’administration des routes avec son propre personnel et ses propres machines. Ces entreprises sont employées pour l’entretien de sections, normalement entre 100 et 200 km, et d’une durée de 4 à 6 ans. Les tâches à accomplir comprennent la préservation ordinaire et parfois extraordinaire. Si ce dernier n’est pas inclus, il serait nécessaire de le compléter par des contrats conventionnels.

En outre, ces derniers temps, des contrats de conservation concessionnaires sont apparus, qui couvrent des périodes allant jusqu’à 20 ans et dans lesquels l’entreprise est chargée d’effectuer tout l’entretien nécessaire dans le délai fixé. Enfin, un professionnel spécialisé dans la conservation des routes devrait être chargé de ces contrats.

La gestion et l’entretien des routes en France couvrent l’ensemble des actions entreprises pour connaître et maintenir la qualité des routes et de leurs dépendances et équipements afin d’assurer aux usagers des conditions de sécurité et de confort définies. Ces actions comprennent le recensement des routes, leur bornage, leur surveillance, l’évaluation périodique de la qualité du patrimoine, les tâches d’entretien, de réparation ou de reconstruction et les tâches de police de la circulation ou de la conservation du domaine public routier.

Le réseau routier français présente en 2018 une longueur de 1 103 000 km, se répartissant en 11 600 km d’autoroutes (dont 9 000 km concédées), 9 600 km de routes nationales, 381 000 km de routes départementales et 700 800 km de voies communales.

Jusqu’en 1970, la gestion et l’entretien des routes nationales et départementales était assurée par les services de l’État ou des opérateurs publics via des concessions ou par les conseils généraux sous l’autorité de l’État pour les routes départementales. Les voies communales constituent une exception puisque depuis 1959, une ordonnance remet à la charge des communes la responsabilité de leur voirie, mais de nombreuses communes qui n’ont pas de services techniques continuent alors à faire appel à l’État pour cet entretien. La réforme des autoroutes de 1970 autorise l’État à concéder la construction et l’exploitation des autoroutes (et donc l’entretien des ponts qui en font partie) à des sociétés entièrement privées. De nouvelles étapes interviennent à partir des années 1980 avec d’abord les actes de décentralisation de 1982 qui rendent autonomes les collectivités territoriales et responsables de l’entretien des routes qui font partie de leur patrimoine, puis les différents transferts de patrimoines qui contribuent à morceler la gestion, la surveillance et l’entretien des routes en autant de maîtres d’ouvrages que de collectivités territoriales.

L’entretien des ponts recouvre trois types d’interventions : l’entretien courant, l’entretien spécialisé et la réparation.

En conclusion, la préservation du réseau routier d’un pays est quelque chose de fondamental et sur lequel les administrations devront se concentrer afin de garantir la sécurité de ses usagers. Afin d’améliorer les connaissances sur la gestion et la préservation du réseau routier, Structuralia propose une série de cours et de masters spécialisés dans ce domaine pour les personnes intéressées qui peuvent trouver toutes les informations sur notre site web.